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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 11:04

Avoir un emploi reste la condition fondamentale pour l’autonomie des femmes, notamment l’autonomie financière. Mais aujourd’hui nous sommes loin de l’égalité professionnelle : en plus de subir des inégalités salariales (20% d’écart de salaires entre les hommes et les femmes) les femmes sont d’ores et déjà sur-représentées dans toutes les formes d’emploi précaire, de sous-emploi et de chômage :

Si les femmes constituent 46% de la population active elles sont : 54% des chômeurs 83% des personnes à temps partiel 80% des personnes en sous-emploi (temps partiel subi) 58% des CDD 78% des employés non qualifiés

Déjà majoritaires parmi les précaires, les femmes sont d’autant plus concernées par les offensives du gouvernement :
-  réforme des retraites : temps partiel parfois choisi mais souvent imposé+chômage = salaire partiel = carrière partielle = retraite partielle
-  réforme de la Sécurité Sociale
-  Contrat Nouvelle Embauche et le Contrat Première Embauche : ce sont des facilités supplémentaires accordées au patronat pour embaucher les personnes déjà exclues de l’emploi stable, c’est-à-dire majoritairement des femmes...qui seront d’autant plus facilement licenciées que les employeurs n’ont pas à justifier le motif de licenciement ! Seront renvoyées les premières les femmes enceintes ou les femmes ne pouvant répondre aux contraintes horaires de l’employeur à cause des soins à leur famille qui leur incombent toujours (l’éducation des enfants, la réalisation des tâches ménagères sont encore et toujours très majoritairement assumées par les femmes). Patriarcat et offensive libérale se conjuguent pour enfermer les femmes dans la précarité !

Femmes, jeunes, homosexuel-le-s, transexuel-le-s, handicapé-e-s, malades, séropositif-ve-s : le monde du travail nous est déjà difficilement accessible ! Le Contrat Nouvelle Embauche, le Contrat Première Embauche et la possibilité pour les employeurs de nous licencier sans avoir à se justifier par sexisme, homophobie, transphobie, handiphobie et rejet des malades et des séropositif-ve-s accentuent notre exclusion et nos difficultés d’accès à un emploi stable et justement rémunéré !

DERNIER-E-S EMBAUCHÉ-E-S, PREMIER-E-S LICENCIÉ-E-S !

Pour une réelle égalité des droits nous exigeons : - l’abrogation du CNE et du CPE - une politique volontariste en matière d’égalité professionnelle et d’égal accès à l’emploi en CDI quelque soit le sexe, l’orientation sexuelle, les origines, l’état de santé et de validité des personnes

Par feminismearennes
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